La renouée d’Aubert

Crédit photo D. Mathieu

Sur la départementale D86, entre Vauxrenard et le col de Durbize, une scène spectaculaire attire l’attention : sur la gauche, juste avant la route de la Pépinière, une plante grimpante recouvre totalement la végétation au sol et engloutit même les arbres alentour. Ses longues grappes de fleurs blanches, très ornementales, et ses rameaux, étouffent progressivement les arbres en les privant de lumière, jusqu’à provoquer leur mort et leur chute. Le spectacle est saisissant.

De quelle plante s’agit-il ? De la Renouée d’Aubert (Fallopia aubertii), une Polygonacée apparentée à la rhubarbe, à la persicaire, au sarrasin ou encore aux rumex. Originaire de l’ouest de la Chine, elle fut introduite en France en 1899 par Georges Aubert. D’abord prisée comme plante grimpante décorative pour sa croissance rapide et sa floraison abondante, elle s’échappe parfois des jardins, comme c’est le cas ici à Vauxrenard, à l’emplacement l’ancienne décharge publique.

Contrairement à la tristement célèbre Renouée du Japon (Reynoutria japonica), espèce invasive bien connue, la Renouée d’Aubert n’est pas considérée comme envahissante en Europe. Elle ne se dissémine pas facilement et reste cantonnée aux lieux où elle a été plantée. Toutefois, là où elle s’installe, elle peut rapidement dominer tout l’espace disponible et supplanter la végétation existante.

Par J.F. Gaffard Jeffdelonge at fr.wikipedia — photo by Jeffdelonge, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1673272a.

Daniel MATHIEU, 24 septembre 2025

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La terrasse de Chiroubles

Bien connue pour son panorama grandiose sur la vallée de la Saône, ses concerts estivaux du mercredi soir, son restaurant panoramique, sa boutique de vins du cru Chiroubles et son sentier Géosite des crus, cette destination n’a pourtant reçu son nom actuel qu’il y a un siècle à peine !

En effet, c’est Fernand Vélon qui, dans son Carnet du touriste publié en 1923 et intitulé Les beaux sites du Mâconnais-Beaujolais et de la vallée d’Azergues, lui attribua l’appellation qu’elle porte encore aujourd’hui, comme expliqué ci-dessous

Nous apprenons par ailleurs dans ce petit livret que Vauxrenard y était célèbre par ses énormes fromages de chèvre, qu’il était peuplé de 626 habitants (le double d’aujourd’hui) et magnifiquement situé dans un site pittoresque au pied de la Montagne des Éguillettes.  Ce qui n’a pas changé !

L’itinéraire qui conduit à Ouroux passe par le …hameau des Brigands, ainsi appelé sans doute à cause de son isolement, et par euphémisme, car les habitants en sont forts affables… En contre bas les tourelles du château du Thil, admirablement placé au dessous des sources de la Mauvaise (en fait le ruisseau de Changy) au milieu d’un magnifique boqueteau de sapins… 

En suivant la route on arrive au hameau de Font-Martin composé de trois maisons, qui était complètement isolé jusqu’à la création de l’autobus… Du col de Font-Martin une descente extrèmement accentuée de 4 km, qui dépasse les 8% dans les virages, arrive au petit village d’Ouroux-Saint-Antoine, le village rêvé pour un séjour estival…

Ainsi sont décrits en 70 pages les itinéraires du Beaujolais et du Mâconnais. Un régal…

Daniel MATHIEU, 15 septembre 2025

 

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Actualités – août 2025

Chemins de randonnées

Le balisage des sentiers de randonnées de la commune a débuté ce printemps. Près de la moitié du travail a été réalisé (57 km de sentiers à baliser sur Vauxrenard). Il va se poursuivre cet automne en continuant de faire appel aux bonnes volontés pour les travaux.

Géoparc du Beaujolais

Le 16 juillet les experts chargés du renouvellement du label UNESCO du Géoparc du Beaujolais sont venus expertiser le géosite des Aiguillettes. Ce dernier a juste eu le temps d’être balisé et enrichi de panneaux pédagogiques sur le parcours avant la visite. Un grand merci aux bénévoles et à tous ceux qui ont permis la réalisation et la pause des panneaux dans les délais très courts. Nous vous invitons à aller voir le résultat…

Le bulletin scientifique n°2 du Géoparc du Beaujolais vient de paraître. Vous pouvez le télécharger à l’adresse suivante : bulletins scientifiques du Géoparc

Le bois mort en forêt

Quand on se promène en forêt, il n’est pas rare d’entendre cette remarque :
« Cette forêt n’est pas propre, il y a du bois mort partout, … Pourquoi ne pas le récupérer ?

Cette idée de « propreté » est une projection d’un esprit urbain sur un milieu naturel. Or, ce qui semble désordre pour l’œil humain est en réalité essentiel à l’équilibre de la forêt. La nature ne cherche pas la propreté, elle a besoin de diversité.

Le bois mort joue un rôle fondamental. Les troncs encore dressés servent de garde-manger et d’habitat aux insectes, qui eux-mêmes nourrissent des oiseaux comme les pics. Le bois tombé au sol, quant à lui, est un véritable banquet pour une multitude d’insectes, de champignons et de bactéries. Ces organismes décomposent la matière, recyclent les nutriments et enrichissent le sol.

Et ce n’est pas tout : un mètre cube de bois mort peut stocker jusqu’à 700 litres d’eau, qu’il libère progressivement, aidant ainsi la forêt à mieux résister aux périodes de sécheresse. Il ralentit aussi l’écoulement de l’eau lors des fortes pluies, limitant ainsi l’érosion des sols.

Alors, oui, définitivement : vive les forêts « pas propres » !

La taille des haies

Un courrier signé par trois associations de la Communauté de Communes Saône-Beaujolais a alerté les élus départementaux du Rhône sur les pratiques d’entretien des bords de route effectuées en automne. Il plaide pour un fauchage routier plus respectueux de l’environnement et du budget public.

Les opérations de fauchage d’automne le long des routes départementales sont nécessaires à la sécurité routière. Mais leur réalisation, préconisée sur cinq largeurs d’épareuse, souvent accompagnée de l’élagage du sommet des haies, suscite des inquiétudes croissantes.

Ces pratiques ont un impact fort sur la biodiversité : à l’approche de l’hiver, de nombreux insectes trouvent refuge dans les friches routières. Leur destruction compromet les équilibres écologiques dans un contexte de disparition alarmante des insectes, des oiseaux, des mammifères (hérissons…).

Par ailleurs, l’élagage excessif des haies affecte les éleveurs, pour qui ces haies servent de clôtures naturelles.

D’un point de vue économique, chaque passage d’engin représente un coût significatif en carburant, en matériel et en main-d’œuvre. Réduire les interventions au juste nécessaire permettrait de limiter les dépenses publiques sans compromettre la sécurité.

Nous appelons à une révision des consignes de fauchage, afin de concilier efficacité, sobriété budgétaire et protection du vivant. Voir le courrier aux élus

Les RV du prochain trimestre

  • Les animations natures de la CCSB en septembre : voir les animations
  • samedi 30 août : lac de Saint-Point, action festive pour le climat à partir de 14h30. Voir les informations
  • Samedi 6 septembre : conférence à Beaujeu sur les « bannières civiles et religieuses du département du Rhône. Voir les informations
  • Samedi 20 septembre : ballade en vélo électrique à Dompierre-les-Ormes, 9h30. Voir les informations
  • Samedi 28 septembre : festival des potes à Tramayes. Nombreuses animations de 10h à 18 h. Voir les informations
  • samedi 4 octobre : Climacadabra, la fête des petits pas pour le climat : ateliers, conférences, jeux, restauration… à Poule-les-Echarmeaux. Voir les informations

Belles vendanges à toutes les vigneronnes et à tous les vignerons !

By Florian Pépellin – Own work, CC BY-SA 4.0

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