Que dit le Giec ?

Le dernier rapport du Giec

Ce rapport de 400 pages rédigé par le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat a été établi par près d’une centaine d’auteurs de quarante pays sur la base de plus de 6000 études scientifiques. Il donne lieu à un « résumé à l’intention des décideurs » d’une vingtaine de pages destiné à éclairer les gouvernements. C’est de ce résumé que nous avons tiré les principales conclusions afin de vous en faciliter l’appropriation.

Du néolithique à nos jours…

Après une longue période glaciaire (dite de Würm), notre civilisation bénéficie depuis environ 12 à 15 000 ans (période dite holocène) de conditions climatiques d’une remarquable stabilité ayant permis le développement de l’humanité telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Mais depuis deux siècles environ le développement industriel de l’humanité a commencé de déstabiliser cet équilibre avec une augmentation moyenne de la température du globe de +1°C . Au rythme actuel de production de gaz a effet de serre (CO2, méthane) le réchauffement moyen est de l’ordre de 0,2 °C par décennie à l’échelle de la planète. À ce rythme, le seuil de 1,5 °C de réchauffement devrait être atteint dès 2040.

Un réchauffement de 1,5 °C : quelles conséquences ?

Une telle élévation de température est déjà lourde de conséquences sur le climat mondial : les vagues de chaleur et les fortes précipitations seraient plus fréquentes dans de nombreuses régions du globe, les sécheresses plus fréquentes par endroits. Les calottes groenlandaises et antarctiques seraient possiblement déstabilisées, avec une possible élévation massive du niveau de la mer.

Si le réchauffement devait être encore plus prononcé pour atteindre par exemple 2 °C, les conséquences sur les écosystèmes les plus fragiles, la montée des eaux et l’accès aux ressources en eau et en nourriture des habitants des régions insulaires et subtropicales seraient encore plus marquées. Pour plus de détails voir les petites vidéos sur le site de Météo France.

Pour les experts, limiter la hausse à 1,5 °C passe par une réduction des émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030 et la réalisation d’une « neutralité carbone » en 2050 – autrement dit, il faudra cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 qu’on ne peut en retirer, sachant que l’on en émet actuellement 42 milliards de tonnes par an !

Ceci implique des changements rapides et profonds et sans précédent dans tous les aspects de l’organisation de nos sociétés.

Et au-delà ?

Au-delà d’un réchauffement de +2°C le risque est important de franchir un point de bascule où le climat risque de s’emballer. +5,5 °C c’est la hausse des températures par rapport à l’ère préindustrielle estimée d’ici à 2100 si rien n’est fait pour infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre.

Si ces limites sont franchies, le « système terre » va entrer dans une dynamique que les scientifiques peinent à imaginer tant les phénomènes qui vont s’enchaîner seront complexes. Une seule certitude, celle d’un devenir incertain de l’humanité avec des zones entières devenant inhabitables (trop sèches ou bien trop chaudes et trop humides), de larges zones envahies par les mers et des migrations climatiques pouvant toucher des milliards de personnes !!!

ATTENTION, ceci n’est pas un canular, mais bel et bien le chemin que nous suivons aujourd’hui si rien n’est fait. Parlez-en à vos enfants et petits enfants, qu’ils ne soient pas surpris à l’arrivée…

Réfléchissons donc sérieusement à ce que l’on peut faire…

Suite à  l’épisode 2 : Énergie et CO2

Sources d’information

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur les changements climatiques en cours (climatosceptiques), nous recommandons de parcourir les arguments de ces deux sites Internet :

Daniel Mathieu