
Cette image aérienne issue du satellite Copernicus met en évidence les coupes rases réalisées depuis sept ans (2018-2025) dans les massifs forestiers autour de la montagne des Aiguillettes et du Saint-Rigaud. Ce travail a été financé par l’ADEME dans le cadre du projet Sufosat.
À ce rythme, que restera-t-il de nos forêts dans vingt ans ?
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Est-ce un problème ?
OUI. Les coupes rases entraînent un déstockage de carbone, une dégradation des sols, une augmentation du ruissellement, ainsi que des atteintes à la biodiversité, aux paysages et à l’environnement.
Pour quel gain ?
Récolter en une seule fois le « capital bois » accumulé pendant 50 ans ou plus par nos parents et alimenter ainsi une filière qui encourage ce mode d’exploitation.
Dans son plan de relance l’état français encourage ces pratiques : pour planter 1 milliard d’arbres, il faut d’abord en couper autant !
S’il s’agit de peuplements feuillus destinés au bois énergie, le bilan est encore plus préoccupant : un hectare abattu émet environ 300 tonnes de CO₂ relarguées dans l’atmosphère et provoque une perte importante de biodiversité (oiseaux, insectes, chauves-souris…)
Est-ce nécessaire ?
NON ! Il existe une alternative : prélever régulièrement les arbres arrivés à maturité afin de produire du bois d’œuvre par éclaircies successives (environ 20 % tous les 6 à 10 ans). Le bois énergie ne devient alors qu’un coproduit de ces éclaircies. C’est le principe de la sylviculture mélangée en couvert continu (SMCC) décrite dans cette petite vidéo.
Un conseil : ne JAMAIS vendre le bois de sa forêt pour une coupe rase sans avoir pris conseil préalablement auprès d’un professionnel compétent, notamment le CNPF ou un expert indépendant.
Que planter ?
Avec près de 30 000 ha de Douglas, le Rhône constitue le troisième territoire mondial pour cette essence. Ne serait-il pas temps d’orienter les monocultures de Douglas vers des forêts mixtes et diversifiées afin de préserver la biodiversité, la qualité des paysages et de rendre nos forêts plus résilientes face aux tempêtes, à la sécheresse, aux parasites et aux incendies ?

La maison forestière et les bois de Douglas de la Pépinière suite à la tempête de 1999
Daniel Mathieu, juillet 2026