Actualités – sept. 2026

Des animations à ne pas manquer

Journées européennes du patrimoine. Les 19 et 20 septembre le Collectif de la Pierre de Saint Martin animera une activité ludique à Beaujeu en partenariat avec la Maison du Terroir et le Musée Marius Audin : le remontage d’un char à bandage des années 1920 en pièces détachées, par le public, à Beaujeu, 14h30 samedi 19 septembre. Venez participer ! Voir le flyer de toutes les activités proposées à Beaujeu.

Ciné-rencontre à Beaujeu vendredi 2 octobre à 18 heures : L’intelligence des arbres, un film sur le fonctionnement intime de la forêt suivi d’un débat avec le public.

Sortie accompagnée au Géosite des Aiguillettes le 11 octobre

Cette sortie entre dans le cadre des géoévènements du Géoparc du Beaujolais. Rendez-vous sur la place du village de Vauxrenard à 9 heures, retour vers midi avec la possibilité de venir déguster saucisson et lard cuit dans le gène préparé s par la classe en 1. Venez nombreux…

Frelon asiatique

La campagne de piégeage animée par le Collectif de la Pierre de Saint Martin s’est soldée par la prise de 447 fondatrices avant qu’elles ne construisent un nid. Bravo aux participants à cette campagne ! Les informations ont été transmises au correspondant frelons asiatiques de la commune pour alimenter la base de données de la Communauté de commune.

Repar-café

L’idée est de proposer une fois par mois, aux habitants de Vauxrenard et des communes adjacentes (Emeringes, Jullié, Juliénas, Avenas, Chiroubles, Fleurie, Ouroux…), la possibilité d’apporter du petit matériel en panne pour essayer, si possible, de le réparer !

De la brioche et du café/thé seront offerts aux participants, même s’ils n’ont rien à faire réparer… Histoire de se rencontrer ! Les séances auraient lieu les 2ème samedis du mois, en matinée, dans la salle des associations. Première rencontre samedi 14 novembre.

Carrément local

Cet et été, la Communauté de Communes Saône-Beaujolais (CCSB) lance « Carrément Local – À la rencontre des producteurs de Saône-en-Beaujolais », un guide inédit pour découvrir les productrices et producteurs du territoire, leurs productions et les lieux où acheter local. Distribué à 30 000 exemplaires dans les boîtes aux lettres de la CCSB, ce guide invite habitants et visiteurs à partir à la rencontre des savoir-faire locaux. Voir le guide en ligne.

Blaireaux

La campagne d’étude des blaireaux dans le Beaujolais à laquelle le Collectif a participé fera l’objet d’une restitution  Jeudi 15 octobre à 18h30 – Salle des fêtes de Vauxrenard ou en visio. Inscription ici

Le Réseau Blaireau 69 lance une étude sur le Blaireau européen dans le département, avec cette fois-ci une recherche ciblée sur 30 mailles de 25 km2. Peu importe votre niveau de connaissances, vous pouvez rejoindre l’aventure ! Des formations auront lieu. Si vous êtes intéressé.e, inscrivez-vous en remplissant ce formulaire

ESOD

Le 21 août 2026, le nouvel arrêté relatif aux “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD) est paru au Journal officiel. Un soulagement pour beaucoup de chasseurs et de piégeurs qui peuvent enfin s’adonner à leur loisir : le piégeage et le tir de ces animaux sauvages pour les trois prochaines années… De tous ces animaux injustement persécutés, les renards continuent d’être la cible n°1

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Le Renard et le Sanglier

Ouverture de la chasse

Récemment, la préfecture a défini la période de chasse 2026-2027, du 13 septembre 2026 au 28 février 2027, mais également les activités que la société de chasse communale de Vauxrenard pourra réaliser en dehors de cette période.

Cette dernière est autorisée à prélever le chevreuil, le renard et le sanglier en été, à l’affût, le matin ou le soir, ainsi qu’à organiser des battues. Des tirs de nuit avec une lunette infrarouge par un lieutenant de louveterie sont également prévus. La société de chasse fournit par ailleurs 6 km de clôture électrique aux agriculteurs pour protéger leurs cultures contre les sangliers, notamment les vignes à la veille des vendanges.

Il n’est donc pas anormal de croiser des chasseurs ou d’entendre des détonations en cette période…

Le Renard et le Sanglier

Devinette : du Renard et du Sanglier, lequel des deux est classé « espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD) » ? Le Sanglier, me direz-vous, c’est une évidence ! Eh bien non, c’est le Renard ! Comme le sanglier se mange, il est classé gibier alors qu’il occasionne de gros dégâts, contrairement au renard qui est peu impactant mais ne se déguste pas !

Compte tenu de la sécheresse et des conditions de vie particulièrement difficiles pour la faune, la possibilité de tirer ces animaux en période estivale nous paraît quelque peu excessive, tant pour la qualité de vie des animaux que pour la tranquillité des habitants. Mais tel n’est pas notre propos…

À l’observation des vidéos filmées sur plusieurs années par une demi-douzaine de caméras dans les forêts de la commune, nous constatons que le Chevreuil et le Sanglier sont de très loin les espèces les plus abondantes.

Quant au Renard, nous l’observons 10 fois moins souvent que le Chevreuil et le Sanglier ! Malgré sa faible densité (en moyenne 1 renard pour 100 ha, mais cela est très variable en fonction de la saison et de la nourriture), il joue un rôle écologique important en régulant notamment les populations de rongeurs (de 3000 à 6000 rongeurs par an pour un renard), favorisant ainsi la régénération naturelle de la forêt. Il contribue indirectement à limiter le risque de maladie de Lyme, les rongeurs constituant le principal réservoir biologique de la bactérie Borrelia. Son utilité est donc évidente.

Il ne présente par ailleurs pas véritablement un caractère de nuisance, si ce n’est le prélèvement de quelques poules mal clôturées ou de faisans d’élevage de toute façon destinés à une mort certaine. Quand à l’échinococcose transmise par les déjection des chiens et des renards, elle ne concerne qu’un très petit nombre de cas (1000 fois mois que la maladie de Lyme)

Les prédateurs comme le renard ont la capacité de réguler naturellement leur population en fonction de l’abondance de la nourriture, notamment des campagnols, ceci, contrairement aux ongulés (chevreuils, sangliers…) qui se nourrissent principalement de végétaux. « Réguler » la population de renards par la chasse n’a donc pas de sens sur le plan biologique.

C’est pourquoi nous nous interrogeons sur le classement du Renard comme ESOD  défendu principalement par les fédérations de chasse. En France il se tue entre 500 000 et 600 000 renards chaque année, soit en moyenne 1500 renards par jour !  Au Luxembourg la chasse au Renard est interdite depuis 2015, de même dans le canton de Genève depuis 1974 sans que cela ne pose de problème…

Simple plaisir de pouvoir tirer sur une cible vivante pendant toute l’année ?

Si vous avez un avis sur ce sujet ou des arguments à nous proposer pour ou contre la chasse au Renard nous écrire à accueil@lapierredesaintmartin.org

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Les coupes rases

Cette image aérienne issue du satellite Copernicus met en évidence les coupes rases réalisées depuis sept ans (2018-2025) dans les massifs forestiers autour de la montagne des Aiguillettes et du Saint-Rigaud. Ce travail a été financé par l’ADEME dans le cadre du projet Sufosat.

À ce rythme, que restera-t-il de nos forêts dans vingt ans ?

Est-ce un problème ?

OUI. Les coupes rases entraînent un déstockage de carbone, une dégradation des sols, une augmentation du ruissellement, ainsi que des atteintes à la biodiversité, aux paysages et à l’environnement.

Pour quel gain ?

Récolter en une seule fois le « capital bois » accumulé pendant 50 ans ou plus par nos parents et alimenter ainsi une filière qui encourage ce mode d’exploitation.

Dans son plan de relance l’état français encourage ces pratiques : pour planter 1 milliard d’arbres, il faut d’abord en couper autant !

S’il s’agit de peuplements feuillus destinés au bois énergie, le bilan est encore plus préoccupant : un hectare abattu émet environ 300 tonnes de CO₂ relarguées dans l’atmosphère et provoque une perte importante de biodiversité (oiseaux, insectes, chauves-souris…)

Est-ce nécessaire ?

NON ! Il existe une alternative : prélever régulièrement les arbres arrivés à maturité afin de produire du bois d’œuvre par éclaircies successives (environ 20 % tous les 6 à 10 ans). Le bois énergie ne devient alors qu’un coproduit de ces éclaircies. C’est le principe de la sylviculture mélangée en couvert continu (SMCC) décrite dans cette petite vidéo.

Un conseil : ne JAMAIS vendre le bois de sa forêt pour une coupe rase sans avoir pris conseil préalablement auprès d’un professionnel compétent, notamment le CNPF ou un expert indépendant.

Que planter ?

Avec près de 30 000 ha de Douglas, le Rhône constitue le troisième territoire mondial pour cette essence. Ne serait-il pas temps d’orienter les monocultures de Douglas vers des forêts mixtes et diversifiées afin de préserver la biodiversité, la qualité des paysages et de rendre nos forêts plus résilientes face aux tempêtes, à la sécheresse, aux parasites et aux incendies ?

La maison forestière et les bois de Douglas de la Pépinière suite à la tempête de 1999

Daniel Mathieu, juillet 2026

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