Actualités – 20 juin 2020

Animations de l’été

Suite au confinement de nombreuses manifestations ont du être annulées :

  • Le Comité d’animation nous informe qu’à ce jour, toutes les manifestations prévues cet été sont annulées (brocante, fête de l’été et pétanques du samedi). Selon l’évolution de la situation, des informations et autorisations qui pourraient éventuellement être apportées par les autorités, il est possible que le comité vous ait concocté quelques petites surprises…
  • Le Collectif de la Pierre de Saint Martin quant à lui a repoussé la balade de découverte des Eguillettes et de la Pépinière du 21 juin au 11 octobre 2020.

Chemins de randonnée

Le Collectif de la Pierre de Martin a entrepris une révision de l’ensemble des chemins de randonnée de la commune en commençant par la Montagne des Eguilletes et ses abords qui seront nettoyés et entretenus lors d’une corvée prévue le 20 juin.

Concernant les chemins impactés par l’exploitation forestière analysée dernièrement, ils sont pour l’instant totalement impraticables, voire dangereux en raison de leur encombrement. Il semblerait par ailleurs que l’ancienne voie romaine du « chemin de dalles », qui relie le Châtelard à Pierre Bully, n’ait pas été prévue pour supporter un tracteur de 200 chevaux, 8 roues motrices à chenilles et 30 tonnes en charge ! Pour ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est une coupe forestière à blanc en 2020, nous conseillons d’aller jeter un oeil en montant la route la pépinière ! Et faites nous part de vos impressions en bas de cet article…

Voie romaine du « chemin des dalles » après passage des engins de débardage

Deux demandes nous ont été adressées…

  • la première de la mairie de Felleries dans le Nord (59740) qui souhaite mettre en application les préconisations de l’article sur la fauche tardive et raisonnées,
  • une délégation de l’Ain est venue s’informer sur notre démarche concernant la mise en échec du projet éolien controversé des Eguillettes. Un projet équivalent est à l’étude dans le val de Saône, près de Belleville, autour des communes de Guériens, Monceau, Chaneins, Mongneneins, etc. Voir la carte des zones concernées

Le conseil municipal de Vauxrenard tient sa première séance

Le 25 mai le Conseil Municipal de la Commune de VAUXRENARD s’est réuni sous la présidence de Monsieur Sixte DENUELLE, doyen de l’assemblée à la suite de la convocation adressée par Monsieur Jean-Jacques SALANSON, maire sortant. Sixte DENUELLE est élu maire, Sylvain DORY 1er adjoint et Cyril POURREYRON 2éme adjoint. À l’ordre du jour : délégations d’attribution du maire, charte de l’élu et mise en place des commissions le 8 juin.

Découverte sonore du Géoparc du Beaujolais

L’équipe du Géoparc Beaujolais vous présente une nouvelle manière de découvrir les nombreuses richesses géologiques de notre territoire au patrimoine géologique remarquable, avec sur sa toute nouvelle chaîne YouTube publique la présentation de la roche d’Ajoux et du Mont Brouilly.

Du nouveau sur le site Internet du Collectif

Fin du confinement avec Pierre Perret

Pierre Perret, sur le ton humoristique qu’on lui connaît, nous propose sa version du confinement et du déconfinement : voir la vidéo

Désormais, abonnez-vous à notre toute nouvelle page Facebook et partagez avec vos amis : https://www.facebook.com/cpsm.vauxrenard/

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4 réponses à Actualités – 20 juin 2020

  1. Nicolas NAZARET dit :

    Je souhaite réagir à votre article sur la détérioration des chemins suite au débardage.

    L’exploitant forestier se doit de laisser ou remettre les chemins communaux dans l’état qu’il les a trouvés tel que le prévoit le code rural :
    http://www.senat.fr/questions/base/2004/qSEQ041114437.html
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006587658&cidTexte=LEGITEXT000006071367&dateTexte=19921212

    Ma question étant, si les chantiers forestiers situés sur la commune sont terminés et que les chemins ont été détériorés, est-ce que la municipalité et/ou le collectif ne pourraient-ils pas discuter et exiger auprès des exploitants une remise en état ?

    Est-ce qu’à l’avenir, avant et après un futur chantier, ne pourrions nous pas faire un état des lieux des chemins qui seront utilisés ?

    PS : si vous réorganisez une nouvelle journée d’entretien des chemins pendant l’automne ou l’hiver, je suis volontaire !

    Nicolas NAZARET

  2. admin dit :

    Bonjour Nicolas,

    Tu as tout fait raison en ce qui concerne la nécessaire remise en état des chemins après exploitation forestière et merci pour les articles en référence.

    La difficulté provient de la multiplicité des acteurs : les propriétaires forestiers (14 pour le chantier en cours), l’expert forestier qui organise la vente (sans nécessairement imposer un cahier des charges), l’acheteur (qui est normalement responsable du chantier), les abatteurs (deux sociétés) et enfin le débardeur (qui fait le plus de dégâts) et qui est en bout de chaîne.

    Nous avons contacté l’acheteur (Blanc Garret Bois) pour lui rappeler ses obligations ainsi que l’organisme certificateur (PEFC) auquel il adhère afin qu’il vérifie le respect de la charte PEFC qui prend en compte les chemins forestiers. Personnellement, j’ai rencontré le débardeur pour l’informer de la nécessité de remettre les chemins en état.

    Le problème provient surtout de la nature du matériel utilisé : un tracteur débardeur de 200 CV, 8 énormes roues chenillées et 30 tonnes en charge dans un terrain en pente et humide ! On imagine l’état des chemins après 50 passages successifs !!! Même une route goudronnée ne résisterait pas.

    Dans le cas présent il ne s’agit en aucun cas d’une exploitation raisonnable : on ne met pas 10 ha ou 15 ha de forêt à blanc sans informer la municipalité et discuter avec elle des problèmes que cela peut engendrer… Mais c’est légal : le ministère de l’agriculture (son antenne régionale) et autres instances régionales (notamment la filière bois Fibois) ne sont saisis pour information que si l’exploitation fait plus de 4 ha d’un seul tenant et appartenant au même propriétaire, ce qui est très rarement le cas chez nous.

    La seule solution est de faire pression sur l’exploitant pour faire au mieux en fin de chantier…

    C’est avec plaisir que l’on t’informera pour le prochain chantier d’entretien des chemins de randonnée.

  3. Christian Chauliac dit :

    Chers amis de la Pierre Saint-Martin,

    Je réagis avec beaucoup de retard aux messages que vous avez envoyés pendant le confinement. Je n’ai pas pu les regarder à cette époque car j’étais pris par d’autres tâches, mais je les ai classés au fur et à mesure que je les recevais et je viens seulement de les lire…

    Alors d’abord je vous remercie de m’avoir mis parmi les destinataires. En effet j’ai été très intéressé par ces contributions et par votre site web. Un grand bravo pour cet ensemble !

    D’abord, les interviews des personnes de Vauxrenard sont formidables. Je trouve ces témoignages de la traversée de la deuxième moitié du XXème siècle bien plus éducatifs que des bouquins d’histoire ou de géographie : on comprend l’essor de l’activité agricole pendant les « 30 glorieuses », puis la découverte de la nécessité d’une « agriculture raisonnée », et enfin l’arrivée du déclin programmé de la viticulture. Mais il y a aussi et peut-être surtout un côté « instruction civique » qui nous montre les valeurs morales qui ont guidé ces personnes tout au long de leur chemin, et c’est très impressionnant. Chapeau!

    J’ai beaucoup apprécié aussi l’argumentaire développé dans les messages. Je le trouve instructif, bien construit et convaincant : les questions sont hiérarchisées et débouchent sur des propositions concrètes. Bravo pour la démonstration !

    Cela dit je n’adhère pas à tout, et voici quand même quelques observations complémentaires. Vous écrivez : « Le responsable de la situation actuelle est le système capitaliste et financier mondial ». De mon côté, je pense que ce qui est en cause, c’est plutôt le « productivisme », qu’il soit capitaliste, socialiste ou communiste. En effet, les pays communistes sont tout aussi responsables de la situation actuelle : par exemple, depuis une dizaine d’années, la Chine met en service des centrales thermiques de production d’électricité à partir du charbon à raison de 1000MWe tous les 15 jours. Bonjour la production de GES !

    Peut-on pour autant jeter la pierre à la Chine ? C’est difficile car, à sa manière, elle effectue ses « trente glorieuses » avec quelques dizaines d’années de retard sur la France. Elle découvre les bienfaits de la technologie qui permettent à sa population d’élever son niveau de vie un peu comme cela est décrit dans les vidéos « nos mémoires vives ». Et pour l’heure les bienfaits de ce progrès pour les Chinois dépassent localement ses méfaits.
    Pour nous Français qui avons globalement atteint un niveau de vie que l’on peut qualifier de « suffisant », la poursuite d’une consommation effrénée n’est pas justifiée, et nous pouvons tendre vers un mode de vie plus équilibré et plus respectueux de la nature, plus « responsable » et plus « civique », conforme à vos propositions concrètes.

    Mais n’oublions pas que :
    – D’une part, notre démarche ne sera qu’une goutte d’eau dans l’océan de la production des GES (la France ne produit que 1% des GES de la planète) et pendant ce temps les pays en quête d’un meilleur niveau de vie déverseront de plus en plus des torrents de GES sans se soucier de nos discours moraux (dans un autre domaine, on voit bien combien la Chine se soucie peu des appels à préserver la démocratie à Hong-Kong)
    – D’autre part, il est dangereux de tourner le dos aux progrès de la technologie. Je n’ai pas d’opinion sur la 5G que vous prenez en exemple. Mais si l’on se déconnecte de tous les progrès technologiques, on risque un jour de voir débarquer chez nous des armées (au sens propre ou au sens figuré) qui auront pris un avantage offensif et nous imposeront leurs solutions ou leur mode de vie que nous rejetons. Un peu comme l’a expérimenté le Japon isolationniste des Tokugawa attaqué par les Américains au 19ème siècle.

  4. Daniel Mathieu dit :

    Bonjour Christian,

    Merci beaucoup pour ce long message encourageant, et ces remarques tout à fait pertinentes.

    Nous souhaitons apporter quelques éléments de réponse à vos observations sur le paragraphe relatif au changement climatique et ceux relevant de la politique économique plus générale.

    Nous écrivions « Le responsable de la situation actuelle est le système capitaliste et financier mondial » et vous répondez que c’est plutôt le « productivisme », qu’il soit capitaliste, socialiste ou communiste qui est responsable de la situation actuelle.
    Nous sommes entièrement d’accord sur le fait que c’est le productivisme qui est responsable de l’emballement de la consommation de matières premières et de produits émetteurs de GES (charbon, pétrole, gaz…). Ces extractions sont à l‘origine à la fois de l’épuisement prévisible de ces ressources et des changements climatiques très dangereux à terme pour l’ensemble de l’humanité.

    Mais le productivisme n’est que la conséquence de politiques qui recherchent autre chose que le bien-être de l’humanité. Qu’il s’agisse du capitaliste privé, à la recherche de profits immédiats pour une petite minorité de nantis (celui des grandes firmes qui gouvernent de fait le monde aujourd’hui), ou du capitalisme d’état (celui de l’ex-URSS et de la Chine aujourd’hui) qui recherche une domination mondiale par la puissance industrielle, le résultat est effectivement le même.

    Par contre, aucun de ces deux modèles ne peut être taxé de “socialiste” dans la mesure où le peuple en est socialement exclu, soit par l’argent dans les pseudo-démocraties occidentales (et ses inégalités de plus en plus flagrantes), soit par l’absence de démocratie comme en Chine aujourd’hui. Concernant la France, il n’y a qu’à voir le fossé entre les dernières recommandations de la Convention citoyenne sur le climat, largement approuvées par les citoyens, et les choix budgétaires du nouveau gouvernement, qui vont totalement à l’encontre l’un de l’autre, pour s’en convaincre…

    Concernant la Chine et la production de GES : Comment la critiquer, sachant que « nous » (le système capitaliste occidental) lui avons délégué une grande partie de notre production industrielle (les émissions importées représentent désormais 57 % de l’empreinte carbone de la France selon les données les plus récentes publiées en début d’année par le Ministère de la Transition écologique et solidaire (1)). Ceci notamment parce que ses normes sociales et environnementales sont plus faibles que les nôtres, et que de ce fait, nous profitons de ses produits à bas prix en lui laissant la responsabilité de polluer librement l’environnement ! Mais les choses changent… La Chine, comprenant que le réchauffement climatique lui sera aussi néfaste, et disposant d’un pouvoir politique qui raisonne à long terme (privilège des dictatures…) elle sera certainement le principal moteur des innovations à venir en matière de production d’énergies renouvelables à l’échelle mondiale (c’est le cas aujourd’hui pour les capteurs solaires par exemple)…

    Comme le disait récemment l’économiste Gaël Giraud qui rentrait de la City de Londres et qui paraphrasait les directeurs financiers des grandes banques et des fonds de pensions internationaux : “nous avons mis des décennies après les nationalisations qui ont suivi la dernière guerre pour mettre en place la libéralisation de l’économie au service du Capital, ce n’est pas maintenant que nous allons renoncer à ses bénéfices ; quels qu’en soient les inconvénients climatiques, nos enfants iront habiter en Suède ou en Nouvelle Zélande… Maintenant, c’est aux chinois de « faire le job » ! Ce sont eux qui produisent pour nous, et eux seuls ont un régime qui peut imposer des changements de production industrielle qui s’imposent”. Belle morale, non ?

    Dans tous les cas, qu’on le veuille au non, comme l’annonce Jean-Marc Jancovici dans ses nombreuses interventions, le changement de modèle de production n’est pas une option, mais une obligation pour deux raisons : la première et la plus urgente concerne le climat qui va devenir invivable pour la moitié de l’humanité avant la fin du siècle, la deuxième l’épuisement inéluctable de nos ressources pétrolières à la base de notre consommation énergétique et de la production de nos biens de consommation. Donc soit on anticipe intelligemment en permettant à l’humanité de poursuivre sa vie avec le minimum de dégâts, soit on fonce dans le mur et ça sera douloureux, très douloureux (sauf pour les quelques évadés en Suède ou en Nouvelle Zélande…)

    Concernant la 5 G, dans un système capitaliste compétitif mondial et à courte vue, il faut foncer pour aller aussi vite ou plus vite que les autres, quitte à foncer dans le mur. Dans un système mondial responsable de son futur, on stopperait immédiatement ! Mais qui fera le choix : les peuples où ceux qui les dirigent contre leur volonté ? La réponse est sans appel à ce jour… Pour plus d’infos sur la 5G voir l’étude : https://leblogdes2clochers.files.wordpress.com/2020/07/controverse5gweb.pdf

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